vendredi 18 mai 2018

249 - la fiancée du prince


Un châtiment disproportionné, bien dans la tradition ancestrale, voilà ce que nous propose cette chanson tragique. Quelques uns des épisodes nous font immédiatement penser à d'autres chansons héritées d'une époque lointaine : la mère sur le créneau qui voit venir le cavalier, tout comme dans la chanson du Roi Renaud ; l'infidélité, réelle ou supposée, punie de façon barbare tout comme dans l'histoire des anneaux de Marianson.
La version que nous vous proposons vient des collectes de Gustave Clétiez, reprises par Fernand Guériff. Si cette aventure est assez rarement chantée, elle est tout de même assez présente dans notre région puisqu'on en trouve plusieurs interprétations en Haute-Bretagne et particulièrement dans le pays de Chateaubriant.
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vendredi 11 mai 2018

248 – Le retour du soldat


Triste sort que celui du soldat qui revient d'une longue campagne. Selon les nombreuses chansons qui racontent ces retours, son infortune varie : épouse enlevée par les sarrasins ou en bute aux mauvais traitements infligés par sa belle mère dans les complaintes les plus anciennes (1). Dans celles plus proche de nous, c'est une compagne lassée d'attendre qui se remarie. Parfois le retour coïncide avec la cérémonie. Mais ici le mal est déjà fait. Trompée par des « fausses lettres », elle a refait sa vie. Il semble même qu'elle n'ait pas attendu trop longtemps puisqu'elle a déjà plusieurs enfants de ces secondes noces. Toutes les versions de cette chanson respectent un déroulement immuable. Ce qui fait l'originalité de celle ci c'est son dénouement.
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vendredi 4 mai 2018

247 - Les filles de Campbon


Après Nozay, Le Pouliguen, Saint Nazaire, Le Loroux, St Etienne, Le Croisic, St Malo, Guérande (1)...voici à nouveau une chanson qui met en vedette les filles d'une commune en particulier. Vous connaissez probablement déjà cette histoire parce que les filles des Forges de Paimpont ont assuré l'un des premiers succès du plus ancien groupe nantais encore en activité.
Ce texte, répandu dans toute la Haute-Bretagne, donne une chanson à double détente. Dans un premier temps on se moque des filles qui agissent comme des garçons. Pour finir, c'est le clergé qui en prend pour son grade, avec un curé qui tente de profiter de la situation.
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vendredi 27 avril 2018

246 - Garçon qui fait l'amour


Dès la fin des années quarante des enregistrements de contes et chansons traditionnelles ont été réalisés dans le secteur de la Brière par des équipes des ATP. Malheureusement ces collectages sont restés inaccessibles au public pendant de longues années. Aujourd'hui vous pouvez les retrouver sur le site dastumedia. Cette version du « galant qui voit mourir sa mie » fait partie de ces archives désormais disponibles. Ce qui nous donne le plaisir de pouvoir les interpréter.
Cette chanson nous permet de renouer avec la tradition des belles histoires d'amour qui finissent tragiquement. Comme ne manque jamais de le souligner le rossignol « les amoureux sont toujours malheureux ». Prenez place pour une séance de mélo.
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vendredi 20 avril 2018

245 - Les gars couvreurs


Le thème de la semaine ouvrière a été décliné pour de nombreuses professions. Pour se moquer des travers de certains compagnons ou pour leur donner du cœur à l'ouvrage ? Ardoises et voliges placent cette chanson au cœur d'un métier bien spécifique. Ce qui est tout particulièrement intéressant dans cette version de la chanson, adoptée par des ouvriers du bâtiment, c'est le contraste marqué entre le refrain et les couplets. Nous avons d'un côté un véritable hymne professionnel et de l'autre un quasi éloge de la paresse. Avec toujours l'épiscopat comme mètre étalon dans ce domaine !
Alors, chant de travail ou chant de métier ? Chant de détente après le travail plus probablement, entonné au cabaret ou à la veillée.
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vendredi 13 avril 2018

244 - Ce sont trois jeunes capitaines


Comme tous les enfants qui ont entendu pour la première fois le thème de cette chanson, vous vous êtes apitoyés sur le sort cette fille « vilaine » rejetée par un capitaine. Puis vous avez compris que ce n'était pas sa laideur supposée que désignait ce terme mais son statut social. La vilaine est simplement une femme du peuple, une roturière, par opposition à la noblesse. Un grand mystère entoure le sort de cette femme, lié à la floraison d'un bouquet de marjolaine : si elle flétrit je serai vilaine – si elle fleurit je serai reine !
Le chant scolaire a beaucoup fait pour la popularisation d'une version particulière, avant la grande guerre. Cette chanson type ne date pas de la troisième république. Elle a connu une longue histoire que nous allons essayer de résumer sans trop simplifier.
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vendredi 6 avril 2018

243 - Le testament de l'âne


Rien de mieux qu'un héritage pour déchirer une famille. Nous en avons, en ce moment, le plus brillant exemple étalé complaisamment sous nos yeux dans les média. Les guerres de succession dressent frères, sœurs et autres ayant-droits les uns contre les autres. Il faudrait être un âne pour imaginer que l'attrait de l'argent ne peut attiser des rancœurs infinies et indéfinies.
Justement c'est le testament d'une ânesse que la chanson ouvre devant nous sur un mode satirique. Asservi par l'homme tout au long de sa vie pour porter des charges, l'animal se contente, de son vivant, d'être entêté et de faire de la résistance passive. Il se venge après sa mort par des dernières volontés qui n'ont rien à envier à bien des exécutions testamentaires.
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