vendredi 24 mars 2017

193 - Si j’avais un mari

Chanson d'amour ou chanson à boire ? « Si j'avais un bon ami » pourrait être classée dans l'une ou l'autre de ces catégories. Nous n'avons trouvé que deux exemples de cette chanson dans nos archives. Celle que vous entendrez ici vient d'un cahier de chansons des parents de Fernand Guériff. Elle a été publiée dans le troisième volume de ses collectes (1). Elle y est présentée comme une « chanson de noce ». Voilà peut être pourquoi l'ami est y devenu un mari. Guériff la compare avec d'autres exemplaires connus. Ce thème qui n'est pas si répandu est, en revanche, bien diffusé : Québec, Louisiane, Wallonie, Jura, Normandie, Morvan, Savoie...et Bretagne donc. Si la trame reste à chaque fois la même, les couplets sont très variables.
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vendredi 17 mars 2017

192 - Les marins de Redon

Cette chanson des marins de Redon est une déclinaison tout à fait locale d'un thème connu dans toute la francophonie et même au delà. C'est l'histoire d'une jeune fille qui échappe, par la ruse, aux visées de messieurs trop entreprenants. Ses péripéties vont nous entraîner jusqu'au plus profond du moyen-âge, mais son déroulement fait écho à des préoccupations bien actuelles. En ce sens elle pourrait être considérée comme un hymne à la tolérance.
Nous devons ce texte à M. Félix Aoustin, de Saint Joachim, en Brière, par l'intermédiaire de Raphael Garcia. A ce propos, Dastum 44 consacre prochainement un atelier « chants du tiroir » (1) à la découverte des collectes de R. Garcia. Notez la date du 28 mars sur votre agenda.
Mais revenons à notre chanson de la semaine. Sous son aspect assez simple elle recèle des détails qui méritent quelques explications.
pour lire la suite et écouter la chanson :

vendredi 10 mars 2017

191 - Les avantages du chemin de fer

Décidément, ce blog, créé pour valoriser la chanson traditionnelle, fait la part belle aux auteurs de chansons populaires sortis de l'anonymat. Encore qu'en écoutant cette chanson on se demande si son auteur n'aurait pas mieux fait d'y rester. C'est tout à fait par hasard, en recherchant d'autres sources sur le site de la BnF, que nous sommes tombés sur un opuscule signé « Jean Robineau, du Val de Morière en Touvois (Loire-Inférieure) », publié en 1863. Il regroupe quelques chansons d'intérêt purement local. Toutes ont été composés sur des timbres, c'est à dire des airs préexistants. Vous reconnaîtrez sans peine celui ci.
Autre surprise, si le titre évoque les progrès de la technique, c'est la chasse qui en devient rapidement l'argument principal. Sur le fonds comme sur la forme c'est assez confus. Nous vous la proposons uniquement à titre de curiosité.
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vendredi 3 mars 2017

190 - Un drame familial

La publication de cette chanson ne doit rien à l'actualité, même si le hasard fait se télescoper des événements qui n'ont aucun rapport entre eux. Elle n'a pas été collectée à Orvault, mais dans la presqu'ile de Guérande. Aucun indice ne permet de la rattacher à un fait divers en particulier.
Les histoires tragiques ressortissent habituellement du domaine de la complainte. Curieusement, si ce texte est aujourd'hui assez connu dans toute la Haute-Bretagne c'est par une version à danser entendue dans bien des festou noz (1). Avec notre chanson de la semaine nous le rétablissons à sa place. C'est à dire celle des veillées où ce genre de complainte criminelle avait fonction de chanson édifiante.
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vendredi 24 février 2017

189 - La fille au cresson

On voit régulièrement dans la presse des articles consacrés à des sauveteurs qui n'ont pas hésité à se jeter à l'eau pour secourir une personne qui allait se noyer. Ceux là sont totalement désintéressés et méritent bien leur moment de gloire dans les feuilles de choux locales. En revanche, ceux qui s'occupent de notre fille au cresson marchandent leurs services à la belle qui est en train de couler. Pas étonnant qu'elle se venge en leur « chantant une chanson ». Ces trois personnages sont décrits comme des barons c'est à dire de petits nobles qui n'hésitent pas à abuser du peuple et en particulier des filles. On pourrait presque entendre en écho dans cette description un « j'aime pas la noblesse ». La fille au cresson est un tube de la chanson traditionnelle ; certainement l'une des plus interprétées et collectées en toutes régions.
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vendredi 17 février 2017

188 – Charmante Catin

A mi parcours entre la Saint Valentin - fête des fleuristes autant que celle des amoureux – et la Sainte Aimée voici un texte tout à fait d'actualité. Cette magnifique chanson d'amour au langage printanier a été entendue souvent chez les chanteurs de tradition, en Bretagne ou ailleurs.
Ce dialogue entre un Monsieur et une fille du peuple s'inscrit dans la lignée des bergeries qui ont fleuri (1) tout au long du 18ème siècle. Bergères, meunières, jardinières...rêvant au prince charmant y sont courtisées par un Monsieur, noble ou bourgeois, qui leur propose d'échapper à leur condition et de trouver l'amour. Ces chansons sont fort nombreuses mais peu atteignent l'intérêt poétique et mélodique de celle ci.
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vendredi 10 février 2017

187 - Roulette et roulons

En recherchant cette chanson dans nos archives sonores, nous avons eu la surprise de constater que les interprètes se prénomment fréquemment Constance, Gisèle, Amandine ou Maria. Voici pourtant une chanson qui devrait faire partie du répertoire des salles de garde. Qualifiée de graveleuse (1) plutôt que de paillarde, elle exprime de façon assez explicite les conditions d'une maternité non désirée, avec force détails imagés sur l'acte sexuel.
Chanson de fin de soirée ou de fin de repas, aux paroles atténuées pour être comprises des seuls adultes ? Elle est quasiment absente des ouvrages anciens de chansons populaires. Preuve que les collecteurs du temps passé étaient assez réservés.
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